Les Ô troubles

Les Ô troubles

Sinister, un film de Scott Derrickson

 

Synopsis

 

Ellison s’inspire de faits réels pour rédiger ses romans policiers. Son dernier succès remonte à quelques années déjà lorsqu’il décide, pour une nouvelle œuvre, de partir s’installer avec sa famille dans une maison qui fut le théâtre d’un meurtre sordide et toujours non élucidé. Il découvre rapidement que la demeure a de quoi lui apporter plus de réponses qu’il ne l’attendait. En effet, il découvre dans son grenier des bobines de 8mm contenant les films de plusieurs meurtres violents et familiaux ; son enquête commence, et sa famille ne semble pas épargnée…

 

 

Bien, bien, bien … décevant !

C’est ça le film qui doit terroriser des générations ? Non parce que là, je crois qu’on vient de passer à côté…J’hésitais à le voir sur grand écran et j’aurais dû suivre mon instinct.

Commençons par le commencement, sans spoiler. Il y a cet auteur, sa famille et dès le début, de belles images de pendaisons lentes et douloureuses. D’autant plus belles qu’ici on meurt en famille (ou presque). A ce moment précis on se dit que peut-être, je dis bien peut-être, ce film se démarquera même si l’entrée en matière n’a rien d’original, elle a le mérite de paraître soignée. Mais, vient ensuite…la continuation de l’histoire ! Une petite surprise non déplaisante, mais déjà vue (en ce qui me concerne) dans la bande-annonce…Puis, le réalisateur s’investit totalement dans autre chose et le somnambulisme effrayé n’est plus au cœur des événements…J’ai trouvé ça dommage…

Passons donc à l’autre grand point du film : les bandes vidéo... Elles sont plutôt sympas et au début, ça a pris sur moi ; il y a des passages qui ne sont pas désagréables. On y trouve ce que certains appelleront « de l’idée », derrière les divers meurtres nauséabonds et, dans chacun d’eux, il y a plus atroce que la mort: il y a son attente. Sans spoiler, je pense que beaucoup de victimes se voient littéralement mourir et c’est un aspect qui m’a plu (après chacun est libre d’aimer ou pas!). Il y a une tentative de « rendu snuff » et c’est appréciable, presque malsain. On n’est pas spécialement surpris par le contenu des bandes et pourtant, on se plait à se laisser porter par leur découverte avec intérêt. Mais on se lasse et l’auteur rempile, on se lasse de plus en plus et l’auteur insiste. On commence alors à remarquer que le film traîne en longueur, en répétant les faits, il tue la surprise et finalement on va chercher un verre, un gâteau, on appelle une copine !

Bon, ceci mis à part… Les rebondissements sont soignés et plutôt agréables même si, comme je viens de la dire, ils sont, selon moi, mal répartis sur le temps du film. De ce fait et malgré les efforts visibles de l’équipe technique, le rythme ne m’a pas entraînée.

Et le meilleur pour la fin : c’est quoi ces enfants roulés dans la farine ? Pourtant les chérubins qui font peur, c’est un thème qui fonctionne bien d’habitude dans l’épouvante ? Et bien là, sincèrement, j’ai pouffé de rire! Et en plus, je me suis vraiment trouvée stupide à regarder de telles scènes ; « Oh, on est les enfants tout blancs et on dit chuuuut ! Oh là là ! Terreur ! »… Très sincèrement certaines figures, qui visaient sans doute à terroriser le spectateur non averti, tournent au cliché pathétique, à l’affreusement grotesque. Et moi qui m’attendais à un cannibalisme enfantin…

Si vraiment je devais conclure, je ne dirais pas non plus qu’il est à éviter, car nombre d’entre nous y trouveront leur compte, notamment les fans du genre « traditionnel » avec violence, meurtres rituels et réalisme. Cependant, n’en attendez pas trop car les longueurs semblent avoir été favorisées aux dépens des rebonds justifiés. Il y a, si je peux me permettre, un problème de ficelage dans ce film qui n'a rien de transcendant!

 

PS: Ma préférée c'est la tondeuse (vous comprendrez en regardant le film!)



21/12/2012
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