Les Ô troubles

Les Ô troubles

The human centipede II (Full Sequence), de Tom Six

                                                                                                                                             

Synopsis

 

 Bon, comment résumer ça… Martin est un homme quelque peu dérangé et vivant toujours chez sa mère, peu bavard, il semble reporter tous les fantasmes que sa vie miteuse ne lui permet pas de concrétiser sur un film de Tom Six : Human centipede I. Brimé et entouré de barges en tout genre,  il décide un « beau » jour que son rêve deviendra réalité. Il instaure ses règles et prend les rênes d’une expérience visant à réaliser un centipede humain qui comptabiliserait une douzaine de personnes…Et l’enfer s’ouvre sous les pieds des futurs membres de son insecte imaginaire.

 

 

Oucha ! J’avais bien lu que ce film pouvait être très dérangeant, limite malsain, et je confirme sans hésiter!

Dès les premières images, le spectateur non averti bondira sur la télécommande pour faire cesser le « spectacle », faire cesser la grotesque parade qui ne manquera pas de le mettre mal à l’aise. Plongée dans un noir et blanc que je trouve judicieux (mais chacun sa vision des choses…), la mise en scène ne laisse en effet aucune place au suspense : dès les premières secondes on sait de quoi il retourne. Ici, il n’y a pas de petit à petit, il n’y a pas de long suspense ou de petites interrogations, on travaille à vif ! Tom Six déclare lui-même avoir voulu donner à voir ce qui n’était que suggéré dans le premier volet de Human centipede. Pour voir, on voit, et ça passe à peu près comme une soupe glaireuse et froide, du genre de celles qui vous serrent la gorge et vous envoient direct à genoux devant la cuvette !

Passée la scène d’introduction, c’est un bonhomme un peu nimbo, un peu Bidochon, qui capte la caméra. Le premier long métrage du Centipede apparait en profondeur : Martin regarde l’écran, tel un pervers devant un snuff. C’est lui qu’on va suivre. Eurk’, ce personnage me fait penser à un bubon purulent et gonflé, écœurant et globuleux. Et comme s’il n’était pas assez répugnant, c’est dans le plus simple apparat qu’il va passer la moitié du film ! Ce type dégouline littéralement sur la bande…

Qui que vous soyez et quel que soit le vice qui vous dérange, vous le trouverez ici : docteur pédophile, caresses perso au papier de verre, vomi, scatologie, femme enceinte maltraitée, folie en tout genre pourvu qu’elle soit malsaine et visqueuse. Je suis relativement « rôdée » à toutes sortes de films (il n’y a que les Wald Disney qui me plongent dans une nostalgie insoutenable…). Je me suis donc dit : « Ok, le thème est fou, les scènes de violences le seront tout autant, c’est parti ! Un plaid, un thé et mon chien, me voilà fin prête »…mais non, je ne l’étais pas exactement… Je n’avais pas pensé au si peu de dialogues et surtout, au physique ignoble du nimbo tueur, à sa masse adipeuse suintante et omniprésente, à son doigt sans cesse passé sur ses lèvres immondes, à sa salive pâteuse.

Bref, que dire réellement du « cœur » du film, passée cette impression générale…Les personnages autres que Martin ne sont que très peu présents. Cela n’empêche pas Tom Six de ne faire ressortir que leurs mauvais côtés. L’ambiance ne cesse d’être envahie de vapeurs nauséabondes. L’auteur semble jouer sur nos sens : l’odorat est attaqué (puanteur explicitée par les personnages et les images), l’ouïe est endolorie (bande-son composée majoritairement de plaintes et de hurlements, basculant par moment dans un effet sonore de malaise plutôt réussi), vue assaillie sans gêne (agressée de toutes parts !) touché nocif (les doigts de Martin sont régulièrement mis en vedette…beurk !) et enfin goût répugné (trop de matières de toutes sortes…)

Sorti de ça, l’ennui peut vous gagner, le manque de « relief » et de rebondissements rendent l’heure et demi parfois longue. Ok, il y a de la torture et du malsain, mais après ? Personnellement, je l’ai visionné par curiosité mais pour moi il n’est pas à inscrire dans les Annales (si je peux me permettre…).Et j’ai quand même mon mot à dire : les victimes auraient pu fuir ! Elles sont ligotées au scotch les unes à côté des autres : sérieusement, le voisin ne pouvait-il pas détacher la victime d’à côté ? Vue la situation, je pense vraiment que c’était possible !

Conclusion: rien d’extraordinaire, ce film peut vous mettre mal à l’aise mais c’est à peu près tout.



14/11/2012
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